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Etudes de cas
Quelques exemples de venues aux Centre de l’Ecoute
Sandrine° 8 ans, passe la porte du Centre, elle n’a pas envie de parler et se presse contre sa maman. Pourtant elle a l’air d’une enfant plus âgée. Quand elle répond sa voix est fluette, elle emploie un vocabulaire pauvre. A tout moment elle se réfugie, pendant l’entretien sur les genoux de sa maman. D’après les dires de celle-ci, Sandrine est très sensible et pleure facilement, elle a des difficultés au niveau de la lecture et du langage.
Après une première série de séances d’écoute suivie, Sandrine participe aux entretiens, elle veut savoir si son test d’écoute a changé et de quelle manière. Sa maman remarque qu’elle participe plus à la vie familiale, qu’elle s’ouvre en s’intéressant davantage pour la lecture. Elle dit : « J’ai envie de grandir pour que les autres arrêtent de se moquer de moi ! Ma voix a changé depuis que je viens ici, je prends une voix de grande quand je suis avec papa… »
A l’école, on constate une meilleure concentration et participation à la vie de la classe.
Julien° a 6 ans, quand il a commencé a suivre les séances d’écoute, il ne pouvait pas rester au-delà de 5 minutes pour faire une activité. Pourtant, il a beaucoup d’idées de bricolage et a envie de fabriquer ses inventions sorties de son imagination débordante. Il commence, essaie, colle, décolle, s’énerve, abandonne et passe à autre chose…Vite un dessin griffonné nerveusement, non vite une construction en légo, non …trop compliqué. Ah oui, il reste les devoirs à faire. « Oh, j’ai oublié mon cahier… ». Les parents sont fatigués, ils évitent de laisser Julien aller chez des copains, car il dérange tout, les copains ne veulent plus jouer avec lui. La famille se sent isolée.
Après un mois de séances d’écoute régulières, l’écriture de Julien change, il arrive à suivre les lignes de son cahier. Il se met à dessiner énormément et arrive à terminer ses dessins. Après une pause, lorsque Julien arrive de nouveau au Centre, ses parents sont plus détendus, car ils constatent que Julien a de plus en plus de moments de calme et il oublie moins les choses pour l’école. Ils se rendent compte que cela est encore irrégulier et sont contents de reprendre les séances d’écoute et de poursuivre le programme.
Loïc° a 3ans ½, il est petit, vif et robuste. Il sait exactement ce qu’il veut, mais il parle trop vite avec un défaut de langage portant sur les F qui sonnent P, les J qui deviennent des D et les L des YE. Loïc s’énerve quand on ne le comprend pas, il donne des coups de pieds, tape.
Pendant les séances d’écoute, Loïc est calme, il aime venir au Centre avec son petit sac à dos : « Je viens à l’école ! »
Très vite les parents remarquent que le langage s’améliore, car Loïc parle moins vite et forme des phrases. Le défaut de langage reste encore, mais il est d’accord de répéter. Le fait de chercher ses limites par ailleurs est plus fort qu’avant. Le papa lui explique qu’il a envie que son petit garçon grandisse. Peu à peu, au cours du programme, Loïc articule mieux quand on lui demande de répéter, sa maman dit : « Il entend les différences entre les sons. »
Le comportement s’améliore aussi.
Chantal° a 17 ans, elle se trouve au début de sa dernière année avant le bac. Elle a tendance à décrocher totalement pour l’anglais et l’allemand : « Je ne comprends rien, surtout à l’oral, je n’arrive pas à capter les mots, cela me bloque, je ne peux pas sortir un mot ! Je ne pense pas, avec mes moyennes pouvoir obtenir mon bac… »
Après une première série de séances, Chantal reprend un peu confiance en elle, car sa concentration s’est améliorée. Il lui semble qu’en anglais, elle capte un peu mieux le sens général. De ce fait elle se sent encouragé à reprendre ses révisions de vocabulaire.
Peu à peu, au fil du programme d’écoute, elle sera amenée à travailler à haute voix et à mieux mémoriser ses apprentissages.
Elle ose se lancer pour parler même pour l’allemand qui lui semblait encore moins abordable.
Les notes remontent légèrement. Chantal réussira son bac de justesse, mais tout de même avec en plus une confiance en elle et une technique de travail améliorée. Il est à noter, qu’elle avait accumulée un retard important et que la rééducation de son écoute avait été entreprise avec un délai un peu court à cause de l’échéance du bac. En ayant entrepris les démarches pour suivre des séances plus vite, les résultats auraient pu être obtenus avec plus de confort pour elle. Les difficultés au niveau des langues et le manque de confiance en elle étant déjà présents depuis le début de sa scolarité.
Monsieur R.° a 45 ans, il est cadre dans une grande entreprise. Sa direction lui demande de reprendre des cours, afin de développer un nouveau secteur au sein de l’entreprise. Pour se faire il doit reprendre des cours d’anglais, mais aussi parallèlement suivre des cours techniques. Depuis ses études, Monsieur R. avait pu se consacrer à un travail où il se sentait à l’aise. Depuis la reprise de cette formation complémentaire, il se sent déstabilisé, il n’est plus capable de parler l’anglais. Il ne peut sortir les mots, alors que son niveau est plutôt bon.
Un programme spécifique de séances d’écoute et un cours d’angais » sous oreille électronique » vont permettre à Monsieur R. de pouvoir reprendre confiance en ses capacités, d’affiner sa concentration et de mieux percevoir les fréquences de la langues anglaises.
Il a trouvé que peu à peu « sa langue « s’est déliée pour l’anglais », qu’il a réussi à ressortir ses connaissances antérieures et que sa communication, en général au sein de l’entreprise, mais aussi dans le cadre familial s’est nettement améliorée.
° noms changés |
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